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La Trézence à nouveau à l'étude Imprimer Envoyer

Les conseillers généraux ont adopté, hier, un programme de création de réserves d'eau, comprenant une étude de faisabilité sur le site de la Trézence.

 

 Le retour du dossier de la Trézence laisse le conseiller général socialiste Pierre Feydeau « dubitatif ».  photo archives xavier léoty
Le retour du dossier de la Trézence laisse le conseiller général socialiste Pierre Feydeau « dubitatif ». photo archives xavier léoty


Les fortes précipitations de ces derniers jours nous feraient presque oublier que 2011 fut une année de sécheresse. Ce n'est pas le cas des élus du Conseil général, pour qui la création de réserves d'eau est plus que jamais d'actualité. Des marais nord et sud de Rochefort à la Boutonne, en passant par la Trézence.

 

Comme annoncé depuis plusieurs mois, le président Dominique Bussereau (UMP) ressort des tiroirs ce dossier poussiéreux. En retenant, toutefois, les leçons du passé. Hier, à 14 abstentions près, l'assemblée départementale a voté le programme de création de réserves en eau, comprenant donc le financement d'une étude de faisabilité administrative et juridique sur le site de la Trézence, « en prenant en considération les raisons invoquées par le Conseil d'État, les avis formulés pendant l'enquête publique préalable et les évolutions législatives et réglementaires dans le domaine de l'eau et de l'environnement depuis 2003 ». Ladite étude devra même « proposer un bilan avantages inconvénients de chaque scénario ».

 

 

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Pour le parc naturel marin (Mickaël Vallet) Imprimer Envoyer


Mickaël Vallet

Le Conseil Général a émis un avis favorable avec de nombreuses réserves sur le projet de "parc naturel marin des pertuis charentais et de l'estuaire de la Gironde". Ce vote fut pour nous l'occasion d'interpeller l'Etat sur l'excès de normes et de contraintes que subit notre territoire et mettre à jour le double discours des élus UMP qui décident à Paris les zonages contraignants qu'ils font mine de dénoncer de retour en Charente-Maritime: les zones noires de l'après-Xynthia, le projet de parc national de zones humides, le décret de classement paysager du golfe de Saintonge ou la gestion zélée de la réserve naturelle de Moëze-Oléron en ont fourni une illustration récente.

Le groupe des élus socialistes et républicains a refusé la facilité démagogique consistant à rejeter à grands cris le parc naturel marin car cet outil de gestion ne crée aucune contrainte réglementaire nouvelle. Espérons qu'il sera un espace de dialogue entre les acteurs de l'espace maritime. A condition que les activités primaires (pêche, conchyliculture) et les élus ne se retrouvent pas noyés au milieu d'un comité de gestion où l'Etat et certains acteurs de l'environnement aux positions trop tranchées pèsent plus que leur poids réel.

Dire "oui mais" au parc naturel marin, c'est faire preuve de responsabilité pour rester crédible lorsqu'il s'agira de dénoncer les couches environnementales réellemement contraignantes et imposées bien souvent sans aucune concertation avec les élus locaux ou la population. Car on ne protège pas un territoire contre ses habitants à coup de décret.

 

Mickaël Vallet
Conseiller Général du canton de Marennes

 
Les impôts en hausse Imprimer Envoyer
 Au nom des radicaux, Gilles Gautronneau a sévèrement critiqué le budget.  photo archives xavier léoty

Au nom des radicaux, Gilles Gautronneau a sévèrement critiqué le budget.
photo archives xavier léoty

La hausse de la fiscalité s'avère souvent difficile à expliquer pour les contribuables que nous sommes. Entre les histoires de bases, d'assiettes, de points, un comptable n'y retrouverait pas ses centimes. Sachez donc, à l'écoute des interventions des élus hier lors de l'ouverture de la session budgétaire du Conseil général, que l'assemblée départementale va demander une hausse de 0,58 point de la part qui lui revient dans la taxe sur le foncier bâti, passant de 19,33 à 19,91 %. Ça, c'est ce qu'a annoncé le président Dominique Bussereau, justifiant cette augmentation par la crise économique que traversent le monde, la France, le département et l'ensemble des collectivités.

Dans la bouche des conseillers généraux d'opposition, cette hausse de 0,58 point se traduit en 3 % « parce que c'est ce que les contribuables vont constater sur leur feuille d'impôts », explique le socialiste David Baudon qui se fend d'un « trop c'est trop. Nous vous invitons à revoir votre copie », adressé à Dominique Bussereau.

 

Lequel, sourire en coin, rappelle que cette augmentation n'est, après tout, que « la moitié de celle de la Corrèze ». Un p'tit coup de griffe en passant au candidat à la présidentielle.

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